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| FINANCEMENT DES UNIVERSITES
(CRef - 11 mai 1999)
|
1. La place de lenseignement universitaire dans
lenseignement en général
La comparaison de lampleur des moyens consacrés à
lenseignement et à la recherche en Belgique avec celui de dix pays européens
voisins, possédant un niveau de développement comparable au nôtre, place la Belgique en
7ème position si lon prend en compte lensemble des niveaux
denseignement et en 9ème position pour lenseignement supérieur
(analyse de lOCDE de 1996 - annexe I).
Une analyse plus fine de lévolution des moyens accordés pour la
formation des étudiants par niveau denseignement montre que cest la formation
universitaire qui a fait les frais des mesures budgétaires successives, tant avant
(tableau 1) quaprès la communautarisation (tableau 2).
Tableau 1.
Evolution des moyens accordés à francs constants (1975) par étudiant selon
les niveaux denseignement belges (avant la communautarisation). |
| Année |
1975 |
1980 |
1985 |
1987 |
| Fondamental |
100 |
122,13 |
120,66 |
123,28 |
| Secondaire |
100 |
106,43 |
100,98 |
98,26 |
| Spécial |
100 |
129,51 |
145,73 |
148,15 |
| Supérieur non universitaire |
100 |
104,16 |
89,66 |
87,79 |
| Universitaire |
100 |
86,89 |
69,82 |
70,92 |
Source : Thys-Clément (1989) et Van Den Poel (1988).
Tableau 2.
Evolution des moyens accordés à francs constants (1989) par étudiant selon
les niveaux denseignement pour la Communauté française. |
| Année |
1989 |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
| Fondamental |
100,00 |
100,68 |
104,44 |
108,41 |
112,21 |
111,97 |
112,39 |
106,97 |
| Secondaire |
100,00 |
99,85 |
104,20 |
108,24 |
110,51 |
111,82 |
109,94 |
103,43 |
| Spécial |
100,00 |
103,07 |
105,30 |
110,08 |
111,57 |
113,72 |
114,01 |
106,14 |
| Supérieur non universitaire |
100,00 |
100,57 |
97,06 |
98,89 |
99,96 |
88,83 |
86,92 |
80,89 |
| Universitaire |
100,00 |
95,12 |
92,53 |
85,52 |
82,18 |
78,83 |
76,24 |
72,00 |
Source : Secrétariat de lULB (1998).
| En examinant les budgets des différentes entités fédérées francophones (annexe II), on peut constater que si 45,74 % des moyens sont
consacrés aux dépenses denseignement et de formation, lenseignement
universitaire ne représente pour sa part que 9,7 % de celles-ci (soit 4,43 % des
dépenses globales). |
2. Le financement des institutions universitaires - Le coût
forfaitaire
Le financement des institutions universitaires de la Communauté
Française de Belgique reste régi par les dispositions de la loi du 27 juillet 1971,
amendée à plusieurs reprises dans un sens financièrement restrictif et récemment
modifiée par le décret du 1er octobre 1998.
Fondamentalement, la loi de 1971 liait le financement des Universités
aux nombres détudiants à former, la subvention par étudiant (coût forfaitaire)
étant fixée sur base dune analyse du coût annuel de laccueil dun
étudiant, fonction des études poursuivies. Ce coût forfaitaire regroupe les dépenses
de personnel enseignant, scientifique, administratif, technique et gestion et les frais de
fonctionnement.
Bien que conçue pour répondre aux besoins des Universités dans un
contexte de " massification " de lenseignement universitaire,
massification souhaitée par le pouvoir politique, ce dernier devait cependant rapidement
constater quil ne pouvait répondre aux exigences financières qui en découlaient.
La loi initiale fut rapidement et constamment amendée pour en limiter
les conséquences financières. La mesure la plus couramment utilisée consiste en une
réduction du coût forfaitaire par étudiant (dont 80 % couvrent les dépenses de
personnel) en appliquant une indexation inférieure à lévolution réelle des
coûts.
Si lon observe lévolution des moyens accordés
globalement, à prix courants et à prix constants, aux institutions universitaires
francophones et si lon tient compte du nombre détudiants subsidiables, on
constate que : (figure 1)
- pour lensemble des institutions universitaires, les montants accordés à prix
courants par étudiant ont augmenté jusquen 1985 avant de connaître un
ralentissement et ensuite une réduction avant de reprendre une très légère croissance.
- à prix constants de 1972, le financement per capita sest fortement réduit depuis
le milieu des années 1970. De 1972 à 1996, il a diminué de 7 % alors que la population
estudiantine augmentait de 65 %.
Figure 1.
Evolution des allocations de fonctionnement à prix courants et à prix constants par
étudiant subsidiable et par étudiant de 1972 à 1996 pour les universités francophones. |

Source : Bayenet et al. 1998
Dans son mémorandum de 1993, le CRef estimait que, pour
lannée 1992, lécart entre les allocations réellement octroyées et les
allocations qui auraient dû lêtre si le coût forfaitaire avait été correctement
adapté, et sans tenir compte des autres mesures limitatives, était de lordre de 4
milliards. Des éléments dune étude récente1. reprenant et complétant
cette analyse et tenant compte des redéfinitions limitatives successives de la notion
détudiant subsidiable, il ressort quen 1995, la dérive atteint 7 milliards
soit plus de 1/3 des moyens initialement prévus dont 5 milliards résultant de la
seule dérive du coût forfaitaire.
Dautre part, il ne paraît pas inutile de rappeler ici que, à
lexception des moyens particuliers mis à leur disposition dans le cadre des
contrats de recherche qui font lobjet dun financement spécifique et affecté,
les moyens autres que ceux alloués par le budget de lEducation ne représentent
quenviron 10 % de ceux-ci. La croissance enregistrée entre 1975 et 1995 résulte
essentiellement de laugmentation des droits dinscriptions. A titre
dinformation, nous donnons dans le tableau ci-après une comparaison des moyens
alloués à charge du budget de lEducation et des moyens totaux disponibles,
comprenant les subventions sociales, de lAGCD, ainsi que les droits
dinscription et les droits complémentaires perçus (étudiants étrangers), sans
les investissements immobiliers.
Tableau 3.
Allocations octroyées et total des moyens (en millions de BEF) pour les Universités
Francophones |
| |
1975 |
1980 |
1985 |
1990 |
1995 |
| Allocations octroyées par léducation |
6.986 |
9.595 |
12.173 |
12.763 |
15.958 |
| Total des moyens |
7.587 |
10.951 |
13.875 |
14.697 |
18.296 |
Source : CRef, document de février 98.
On trouvera par ailleurs dans la figure 2 lévolution, en
prix courants et constants des allocations de fonctionnement, des moyens alloués pour les
investissements (quil sagisse de prêt ou de subvention et hors crédit de
transfert de lUCL dans les années 70) ainsi que du total de ces moyens.
Ce graphique indique que si la prise en compte des crédits alloués
pour les investissements ne modifie pas les courbes dévolution des moyens depuis
1980, la dégradation globale de ceux-ci durant les 25 dernières années est plus
importante encore que ne le laisse penser lanalyse des seuls moyens alloués au
fonctionnement.
Figure 2
Evolution des allocations de fonctionnement et des crédits dinvestissement, par
étudiant. |
3. Evolution du nombre détudiants, détudiants
financés, de diplômés et des moyens
Depuis la loi initiale de financement des universités en 1971, le
nombre détudiants inscrits dans les 9 institutions universitaires est passé de
37.000 (tous subsidiés) à 61.000 parmi lesquels 12.000 ne sont pas subsidiés.
Parallèlement, le nombre des diplômés universitaires de 2ème
cycle a crû en proportion exacte du nombre des premiers inscrits en première
candidature. En incluant les 3èmes cycles, si 100 était le nombre de
diplômés en 1971, il était de 200 en 1996.
En revanche, si les ressources financières des universités
(allocation de fonctionnement, minerval et droits complémentaires) étaient de 100 en
1971, elles étaient toujours à francs constants de 100 en 1996.
La figure 3 illustre ces évolutions qui indiquent limportance de
laccroissement de lefficacité des enseignements universitaires depuis 1971.
Figure 3
Evolution des moyens, du nombre total des étudiants et des diplômés de 2ème
et 3ème cycles. |

4. Lévolution du personnel enseignant
et la dégradation de lencadrement
Le nombre détudiants actuel a augmenté de 65 % par rapport aux
inscrits de 1971. Par contre, le nombre de membres du personnel académique et
scientifique a diminué significativement (figure 4).
Figure 4.
Evolution du nombre détudiants et des personnels académique et scientifique. |

Cette situation a conduit à une dégradation progressive mais
très significative de lencadrement, se traduisant par un accroissement du nombre
détudiants par membre du personnel académique et scientifique comme lindique
le tableau 4.
Tableau 4
Evolution du nombre détudiants par membre du personnel académique et
scientifique. |
Année |
NE/acad + sc. |
NE/acad. |
NE/sc. |
75-76 |
10.8 |
26.1 |
18.6 |
81-82 |
11.9 |
27.0 |
21.4 |
87-88 |
14.3 |
33.4 |
25.0 |
90-91 |
16.2 |
37.0 |
28.9 |
94-95 |
16.8 |
37.6 |
30.4 |
97-98 |
15.9 |
34.3 |
29.7 |
Source : CRef 1999.
Dautre part, il faut constater que le nombre
détudiants par encadrant dans lenseignement universitaire est supérieur à
celui de lenseignement supérieur non universitaire où lon dénombrait 11
étudiants par encadrant en 1984 et 14,3 en 1997.
A titre de comparaison, pour cette même période, lencadrement
global normatif de lenseignement universitaire tel que découlant des dispositions
initiales de la loi de 1971 aurait dû conduire à une valeur comprise entre 9,5 et 10,5
étudiants par enseignant (variation due à la répartition des étudiants par
orientations détudes). Si lon se réfère au seul nombre détudiants
finançables et non à lensemble des étudiants comme dans le tableau précédent,
ce nombre passe sur la période de 9,6 en 1975 jusque 13,8 en 94 pour revenir à 13,3 en
1998.
5. Le décret du ler octobre 1998
Si le décret du ler octobre 1998 a pour effet financier
daugmenter (légèrement) les moyens mis à disposition du FNRS et dassurer à
partir de lan 2000 une certaine continuité du financement de lentretien des
bâtiments (les dispositions législatives antérieures nayant plus deffet à
partir de 1999), en ce qui concerne lallocation de fonctionnement, il stabilise
lenveloppe globale financière au niveau des moyens alloués pour 1998, soit 16.461
millions indépendamment des variations futures du nombre détudiants.
Il faut cependant souligner que cette enveloppe a été déterminée
sur base du nombre détudiants subsidiables au ler février 1997 soit
48.382 étudiants ou, exprimés comme prévu par la nouvelle terminologie, à 71.585 NPES
(nombre pondéré détudiants subsidiés).
Dautres dispositions du décret modifient par ailleurs la
" définition " détudiants subsidiables en prenant notamment en
compte les étudiants européens, les diplômés de lagrégation de
lenseignement secondaire supérieur, les DEC2, DES3 et DEA4
et en accordant des coefficients de financement plus favorables pour les étudiants de lère génération
et les doctorants.
De façon générale, la prise en compte de nouveaux étudiants
sétant faite dans le cadre dune enveloppe financière fermée, sans aucuns
moyens nouveaux, elle sest donc faite au détriment du financement des autres
étudiants.
De façon globale, aucune revalorisation significative du financement
de base nest intervenue.
De plus, le mécanisme du financement consacré par le décret, par le
principe dune enveloppe fixe répartie entre les institutions au prorata du nombre
(pondéré) des étudiants subsidiés de chacune dentre elles, entraîne une
compétition malsaine entre les universités. Tout gain de lune se fait au
détriment des autres même si ces dernières ne perdent pas détudiants. Le décret
nassure donc aucune stabilité du financement de chacune des institutions, ni
ladéquation des moyens aux besoins.
6. La productivité des Universités
Malgré la réduction de leurs moyens, au prix defforts
considérables, les Universités francophones de Belgique ont réussi à maintenir leur
compétitivité internationale.
Le tableau 5 montre queffectivement lefficience des
universités belges, compte tenu des moyens alloués, est remarquable quand on la compare
à celle des pays voisins (Pays-Bas, Allemagne, France et Royaume-Uni) et à celle de deux
pays généralement choisis comme référence (Suède, USA) tant en terme de diplômés
universitaires actifs quen terme de production scientifique.
Tableau 5.
Coefficient defficience des universités belges. |
| |
Enseignement |
Recherche |
Belgique |
100 |
100 |
Pays-Bas |
113 |
100 |
Allemagne |
64 |
51 |
France |
93 |
60 |
Royaume-Uni |
68 |
104 |
Suède |
40 |
41 |
USA |
96 |
44 |
Le coefficient defficience a été défini comme le rapport entre la production
(P) et les moyens (M) mis à disposition, la Belgique étant posée égale à 100.
Pour lenseignement, P est le pourcentage duniversitaires actifs dans la
population de 25-34 ans et M est le pourcentage de PIB par habitant dévolu aux dépenses
pour un étudiant de lenseignement supérieur.
Pour la recherche, P est le nombre de publications scientifiques par 10.000 actifs et
M les dépenses par habitant en Recherche et Développement.
(Extrapolations à partir des données de lOCDE 1997). |
La comparaison entre la Communauté française et la Communauté
flamande indique que, par FB consacré à lenseignement universitaire, la production
annuelle de diplômés universitaires est la même dans les deux communautés, mais que la
production scientifique, par FB investi en recherche fondamentale (en 1995) est 1,6 fois
supérieure en Communauté française.
7. Ce que le CRef demande en matière de financement
Comme nous lavons indiqué précédemment, la dérive par rapport
à ladaptation correcte du coût forfaitaire par étudiant dans le respect de la loi
initiale de 1971, a amené une réduction, des allocations de fonctionnement des
Universités évaluée à 7 milliards en 1995. Le CRef est conscient quil
nest pas possible à la Communauté Française de retrouver, pour les Universités,
un montant de ce niveau.
Il estime cependant, conformément à son avis du 13.12.94, à un
minimum dun milliard, le montant nécessaire à la couverture des besoins les plus
urgents des universités.
Il constate que le décret du 1er octobre 1998 na en
rien rencontré cette demande.
7.1. Pour lallocation de fonctionnement.
Le Conseil des Recteurs réitère dès lors avec force sa demande de
revalorisation des allocations de fonctionnement allouées aux universités dun
minimum dun milliard. Cet accroissement est indispensable pour couvrir :
- le financement réel des étudiants qui nétaient pas pris en compte
précédemment et qui ne le sont actuellement que par réduction des moyens alloués pour
les autres étudiants,
- le financement réel (et non par transfert au détriment des autres étudiants)
dun encadrement préférentiel en première candidature et une amélioration
générale de lencadrement des étudiants qui sest considérablement dégradé
et dont le redressement récent est très largement compromis.
En outre, le CRef réaffirme quun socle de financement
indépendant des fluctuations du nombre détudiants doit être garanti à chaque
institution.
Il demande que soit exécutée la mesure dajustement des
allocations des Universités en fonction de la croissance nominale du produit intérieur
brut de lannée budgétaire précédente, ainsi que la possibilité en a été
prévue par le décret du ler octobre 98 (art. 29, § 1, alinéa 4 du texte
coordonné de la loi de 1971).
7.2. Pour les investissements immobiliers.
Le Conseil des Recteurs constate que le décret du ler
octobre 1998 na apporté quune solution très partielle à la couverture des
frais dentretien et de modernisation des installations immobilières. En
conséquence, il demande :
- une révision des dispositions du décret aux fins daugmenter significativement
(dun facteur quatre) les moyens annuels disponibles pour couvrir les frais de gros
entretien des bâtiments ;
- le financement dun plan dachèvement de constructions nouvelles et
modernisation des installations immobilières, étalé sur cinq ou six ans et portant sur
un montant de lordre de 7 milliards ;
- un financement destiné à couvrir le coût des équipements nécessaires à
limplantation des technologies nouvelles notamment en matière de pédagogie et de
bibliothèques.
7.3. De façon générale, le Conseil des Recteurs demande
- que soit revu le système de calcul des pensions des membres du personnel scientifique
nommés à titre définitif, de façon à leur permettre, comme pour les membres du
personnel enseignant, de bénéficier dune pension maximum dès lâge de 60
ans et pour autant quils comptent 33 ans de services. Pour ce faire, le tantième de
60 devrait être modifié en 50 ;
- que soit réellement établie légalité de traitement des institutions
universitaires dans le secteur des charges de sécurité sociale, notamment en ce qui
concerne la couverture des charges de pensions du personnel administratif, technique et de
gestion et les absences pour raisons de maladie.
|
1 Bayenet et al. Le Financement des Universités en Belgique - 1998.
2 Diplôme d'études complémentaires (1er et 2ème cycles).
3 Diplôme d'études spécialisées (3ème cycle).
4 Diplôme d'études approfondies (3ème cycle).
Annexe I.
Comparaison internationale des dépenses par élève de lenseignement supérieur
pour 1994, en équivalent dollars US convertis en PPA***
| Pays |
Supérieur
|
Rang |
Tous niveaux
scolaires confondus |
Rang |
| Allemagne* |
7902 |
7 |
5450 |
5 |
| Autriche* |
8642 |
3 |
6565 |
1 |
| Belgique** |
6380 |
9 |
4616 |
7 |
| Danemark |
8045 |
6 |
5902 |
3 |
| Finlande** |
7295 |
8 |
5167 |
6 |
| France |
6033 |
10 |
4548 |
8 |
| Norvège* |
8343 |
4 |
6010 |
2 |
| Pays-Bas |
8665 |
2 |
4048 |
10 |
| Royaume-Uni** |
8241 |
5 |
4339 |
9 |
| Suède |
12693 |
1 |
5702 |
4 |
| Moyenne
OCDE |
7457 |
- |
4293 |
- |
*Etablissements publics.
**Etablissements publics et privés.
Source : OCDE (1996)
***Les PPA sont des taux de conversion monétaire qui permettent dexprimer dans une
unité commune les pouvoirs
dachat des différentes monnaies
Annexe II.
Dépenses totales et denseignement - formation pour 1998
(millions FB) pour la Communauté Française, Région Wallonne et Cocof après transfert
| Budget Communauté Française2 Part
Budget Communauté Française allouée à lenseignement (y compris supérieur)
Part Budget Communauté Française allouée au supérieur non
universitaire
Part Budget Communauté Française allouée à lenseignement
Universitaire |
219.366,3
176.301,5
11.670,1
17.724,5
|
| Budget de la Région Wallonne1 Part
Budget Région Wallonne pour lenseignement formation |
171.692,3
5.165,0
|
| Budget COCOF2 Part Budget COCOF
pour lenseignement formation |
8.322,8
1.227,3
|
| Total Budget Communauté Française, Région
Wallonne, COCOF Part allouée à lenseignement formation
Part allouée à lenseignement Universitaire |
399.381,4
182.693,8
17.724,5
|
Source : Bulletin de documentation du Ministère des Finances, Annexes
statistiques, Edition 1998.
1. Budget initial 1998
2. Budget ajusté.
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